Quito : Les ténèbres futures et l’espérance.

Quito : Les ténèbres futures et l’espérance.

            Bien que très brièvement, il apparaît utile de mentionner les apparitions de Quito, elles apparaissent avec le recul comme un jalon qui a préparé les récentes apparitions d’Amsterdam ou d’Itapiranga.

            A Quito (en Equateur), Notre Dame qui est vénérée sous le vocable de « Maria Santísima del Buen Suceso » ce qui se traduit, par « Très Sainte Marie du Bon Évènement (parfois on dit : du bon succès) ».

            L’origine de ce sanctuaire remonte aux révélations étonnantes reçues par Mère Mariana de Jésus Torres (1553-1635), qui fut abbesse et l’une des fondatrices du Monastère Royal de l’Immaculée Conception de Quito.  Elle y vécut de grandes épreuves, jusqu’à être emprisonnée par des religieuses rebelles ! Et, entre 1588 et 1634, elle fut favorisée de plusieurs apparitions de la Vierge Marie. Elle offrit sa vie pour réparer les hérésies, les blasphèmes et l’impiété du 20° siècle qui lui furent d’avance révélés.

            On notera que plusieurs de ces apparitions annoncent l’action des francs-maçons dont le premier groupe (« Rose-croix ») est né à la fin du XVI° siècle, en Angleterre.

            Les paroles citées de la Vierge Marie ont été publiées dans le livre du frère Manuel Sousa Pereira « La vie admirable de la Mère Mariana de Jésus Torres», rédigé en espagnol en l’an 1790[1].

 

Le 16 janvier 1599

            L’apparition annonce que le pays (l’Equateur) deviendra une « République libre » mais annonce l’action future des francs-maçons : « Au XIXème siècle, il y aura un vrai président chrétien (Garcia Moreno), qui consacrera la République au Sacré-Cœur de mon très saint Fils et cette consécration soutiendra la religion catholique dans les années qui suivront. Pendant ces années qui seront funestes pour l’Église, la secte exécrable de la franc-maçonnerie prendra la direction du gouvernement civil ; une cruelle persécution frappera toutes les communautés religieuses et frappera aussi violemment celle-ci qui est mienne ».

 

Le 16 janvier 1610

            Le message annonce de nouveau l’action future des francs-maçons : « Je t’apprends qu’à partir de la fin du XIXème siècle, et à partir du début de la deuxième moitié du XXème siècle, dans ce qui est aujourd’hui la Colonie et qui sera un jour la République de l’Équateur, exploseront les passions et il y aura une totale corruption des mœurs, car Satan régnera presque complètement au moyen des sectes maçonniques. »

            Le message annonce en particulier les attaques contre les sacrements de baptême, confirmation, confession, et eucharistie. De sorte que les enfants seront sans appuis spirituels « Malheur aux enfants de cette époque ! »

            Le message annonce aussi une attaque contre la famille :    « Quant au sacrement du mariage, qui symbolise l’union du Christ avec son Eglise, il sera attaqué et profondément profané. La franc-maçonnerie, alors au pouvoir, promulguera des lois iniques dans le but d’éliminer ce sacrement, rendant facile pour chacun de vivre dans le péché, et encourageant la procréation d’enfants illégitimes, nés sans la bénédiction de l’Église. »

            Le message annonce aussi l’envahissement de l’impureté : « Dans ces temps malheureux, il y aura une luxure déchaînée qui entraînera les gens au péché et fera la conquête d’innombrables âmes frivoles qui seront perdues. On ne trouvera presque plus d’innocence chez les enfants ni de modestie chez les femmes. Dans ce suprême moment de besoin de l’Eglise, ceux qui devraient parler garderont le silence ! »

 

Le 2 février 1610

            De nouveau, le message annonce l’action des francs-maçons : « Tout ceci ne sera connu du vaste public qu’au XX° siècle. Pendant cette période, l’Église se trouvera attaquée par de terribles hordes de la secte maçonnique, et cette pauvre terre de l’Équateur sera agonisante à cause de la corruption des mœurs, de la luxure effrénée, de la presse impie et de l’éducation laïque. Les vices d’impureté, de blasphème et de sacrilège domine­ront en ces temps de désolation dépravée, et ceux qui devraient parler garderont le silence ! »

 

Le 2 février 1634

            Le 2 février 1634, lors de la sixième apparition, Mère Mariana de Jésus Torres priait devant le Saint Sacrement quand, subitement, elle vit la lampe qui brillait devant le tabernacle s’éteindre brusquement. Comme elle essayait de la rallumer, une lumière surnaturelle inonda l’église. Puis la Vierge Marie lui apparut ; ayant rallumé la lampe, elle se présenta comme Marie du Bon Succès et lui expliqua la raison de l’obscurité du sanctuaire:

  1. « Le premier motif de l’extinction de la lampe est qu’à partir de la fin du XIX° siècle et durant une grande partie du XX°, diverses hérésies foisonneront sur cette terre qui sera alors une république indépendante. [...]. Pour se libérer de l’esclavage de ces hérésies, il faudra une grande force de volonté, de la constance, du courage et une grande confiance en Dieu, dons de l’amour miséricordieux de mon Divin Fils, à ceux qu’Il a choisis pour cette restauration. Pour mettre à l’épreuve la foi et la confiance des justes, il arrivera des moments où tout paraîtra perdu et paralysé, ce sera alors l’heureux commencement de la complète restauration. »
  2. « Le second motif est que Mes communautés seront désertées ; elles seront submergées par une mer sans fond d’amertume et paraîtront noyées sous les tribulations. Combien de vraies vocations périront par manque de direction adroite, prudente pour les former. Les maîtresses des novices devront être des âmes de prières et connaître la diversité des esprits. »
  3. « Le troisième motif pour lequel la lampe s’est éteinte, c’est qu’en ce moment-là l’atmosphère sera remplie de l’esprit d’impureté qui, telle une mer immonde, inondera les rues, les places et endroits publics. Cette liberté sera telle qu’il n’y aura au monde plus d’âme vierge.
  4. « Le quatrième motif de l’extinction de la lampe du sanctuaire est que, après avoir infiltré et s’être emparé de toutes les classes sociales, la secte tentera avec une grande habileté, de pénétrer au cœur des familles pour corrompre jusqu’aux enfants. Le diable se fera une gloire de se nourrir de la délicieuse délicatesse du cœur des enfants. Pendant ces temps malheureux, c’est à peine si l’innocence enfantine subsistera. Ainsi les vocations sacerdotales se perdront ; ce sera un véritable désastre. [...] Et pour dissiper ces nuages noirs qui empêchent le jour radieux de la liberté de l’Eglise, il y aura une guerre affreuse où coulera le sang des prêtres, des religieux... Cette nuit sera très horrible au point que la méchanceté paraîtra triompher. Alors arrivera mon heure : de façon stupéfiante, je détruirai l’orgueil de Satan, le mettant sous mes pieds, l’enchaînant dans l’abîme infernal, laissant enfin l’Eglise et la Patrie libérée de sa cruelle tyrannie. »
  5. « Le cinquième motif pour lequel la lampe s’est éteinte est que les personnes qui possèdent de grandes richesses regarderont avec indifférence l’Eglise opprimée, la vertu persécutée, le mal triompher. [...] »

 

Le 8 décembre 1634 :

            Le 8 décembre 1634, lors de la septième apparition, Mère Mariana vit, face à elle, la Reine du ciel, accompagnée des trois archanges :

- Saint Michel portait de nombreuses tuniques parsemées d’étoiles et ornées d’or brillant. [...]

- Saint Gabriel portait un calice qui contenait le sang du Rédempteur, un ciboire rempli d’hosties et une grande quantité de lys blancs et parfumés.

- Saint Raphaël portait une précieuse ampoule transparente et finement ciselée qui contenait un baume excellent dont le parfum suave se répandait dans l’air, purifiant l’atmosphère et faisant éprouver à l’âme une joie immense et une admirable tranquillité. Il portait aussi de nombreuses étoles de couleurs violettes qui brillaient d’une lumière resplendissante, et une plume d’or brillant, où était gravé le nom de Marie.

 

            La Vierge Marie prédit aussi le dogme de l’immaculée conception et celui de l’infaillibilité pontificale.

 

Approbation de l’Eglise.

            La reconnaissance des apparitions n’avait pas la procédure et les formules utilisées de nos jours, on peut cependant parler d’une approbation de l’Eglise :

- La dévotion à «Maria Santísima del Buen Suceso », a été approuvée par tous les évêques de Quito depuis le 2 février 1611, date à laquelle le 8° archevêque de cette ville, Salvador de Ribero, bénit la statue miraculeuse et l’installa dans le couvent de l’Immaculée Conception.

- La cause de canonisation de la Mère Mariana de Jésus Torres a été ouverte le 8 août 1986 par l’archevêque de Quito, Mgr Antonio J. Gonzales.

- Le 2 février 1991, la statue a été canoniquement couronnée (la demande à Rome en avait été faite par l’archidiocèse en 1911).

- En 1991, la chapelle du couvent de l’Immaculée Conception de Quito a été déclarée sanctuaire marial de l’archidiocèse de Quito.

 

 

 

 

[1] Edition française : Père Manuel Sousa Pereira, Vie admirable de la Mère Mariana de Jesus Torres, éditions Resiac, Montsûrs, 2012. (Traduit de l’espagnol)

 

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