N°11, Pré-requis

Approfondissons le travail sur le plan du récit de la Passion. Ouvrez votre Bible et observez ce plan :

 

B : Chez Anne, le grand prêtre, Jésus dit sa confiance dans les disciples (Jn 18, 13-27).

            Jésus a parlé, il a tout enseigné et a fini son oeuvre de révélation. C’est pourquoi Jésus ne se justifie pas mais il dit au grand Prêtre : « Demande à ceux qui m’ont écouté » (Jn 18, 21). Ses disciples sont ceux qui ont entendu sa sagesse, c’est sur eux qu’il est roi : qu’on les interroge ! C’est ce que fait la servante : elle interroge Pierre. Et celui renie son maître et répond : « Je ne suis pas » (Jn 18, 17). Quel contraste entre la confiance que Jésus fait aux disciples et l’attitude de ses derniers !

 

C : Chez Pilate, Jésus trône, il est le Roi (Jn 18, 28 à Jn 19, 16).

 

B’ : Au calvaire (Jn 19, 17-37).

             

  1. Jésus est roi des Juifs, l’Ecriteau témoigne, en grec, en hébreu et en latin. (Jn 19, 19-22)

 

  1. La tunique non déchirée symbolise l’unité de son royaume que les soldats, bien qu’ils se partagent le monde, ne détruiront pas. Le thème de la tunique non déchirée est uni à celui de la maternité spirituelle de Marie par une conjonction grecque, « d’une part [les soldats… la tunique]… d’autre part [Jésus voyant sa Mère] », qui n’est pas traduite en français. (Jn 19, 23-24)

 

  1. Nous sommes au centre des cinq scènes racontées au calvaires. Jésus donne sa mère, dans une double révélation, au disciple et à Marie. (Jn 19, 25-27)

 

  1. Alors tout est achevé. Jésus a soif (soif de l’Esprit). Et il donne l’Esprit (l’Esprit Saint). "Il livra l’Esprit" ne désigne jamais mourir dans le grec d’avant les évangiles. En outre on n’a pas "son Esprit" mais "l’Esprit". (Jn 19, 28-30)

 

5.Jn 19, 31-37 : Comme il est déjà mort, on ne lui brise pas les os. C’est le fait historique. Or, c’est l’heure où l’on immolait l’agneau pascal (la "parascève"). « Ils ne lui brisèrent pas les os » indique donc qu’il faut comprendre que Jésus est le nouvel agneau pascal.

            D’un coup de lance le soldat ouvre son cœur, « il coula du sang et de l’eau". L’Esprit, symbolisé par l’eau (Jn 8, 38), nous est donné sur la croix. Celui qui a vu « témoigne »[1]. Jésus est la source d’Eau vive et de l’Esprit, promise en Zacharie 12,9-13,1.

            Exalté, Jésus attire le regard de tous les croyants (Nb 21,8; Jn 3,14).

 

Rédigez votre propre commentaire de Jn 19, 25-27, en 10 lignes.

 

[1] Ce verbe témoigner chez saint Jean ne désigne concerne jamais une chose extérieure, mais toujours la révélation d’un mystère caché (Jn 3,31-34 ; 1,34).

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